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18 avr. 2011

Crème solaire

J'adore écouter la Radio Suisse Romande la Première, en particulier le matin l'émission "On en parle". C'est une émission de service public, orientée vers les consommateurs (et consomm'acteurs!), avec énormément de sujets très bien faits, recherches, études, interviews, bref, on en apprend tous les jours.

Et ce matin, j'étais particulièrement intéressée: Pain d'épice et le Dou et même moi avons la peau très, très claire, et par là, très, très sensible au soleil. Ce matin, on traitait des crèmes solaires, des nanoparticules et des filtres minéraux présents dans celles-ci. Pour écouter l'émission, c'est par ici (ce n'est pas très long), et pour le résultat du test, une seule crème offrait un filtre minéral et pas de nanoparticules.

Soleil!


Or, depuis quelques années, nous utilisons la crème solaire à l'Edelweiss Weleda, gagnante d'un test ABE, la seule que je croyais inoffensive, sans parabens, sans filtres chimiques, sans nanoparticules, etc... Surprise par le résultat de ce matin dans l'émission, je laisse un message sur la page Facebook de "On en parle". Le voici:

J'ai bien écouté l'émission de ce matin, et je suis surprise, je croyais que la crème solaire Weleda contenait uniquement un filtre minéral, mais comme elle n'est pas "gagnante de votre test", cela veut-il dire qu'il y a des nanoparticules?

Et voilà la réponse de l'émission:

En fait la crème weleda n'est plus fabriquée, nous n'avons donc pas investigué plus loin. Suite à l'émission, plusieurs auditeurs nous ont parlé d'autres marques. Nous sommes actuellement en train de nous renseigner. Nous vous offrirons des compléments lors du 2ème service de l'émission de vendredi.

Autant vous dire que je suis carrément estomaquée! Je me rue sur le site de Weleda, et voilà ce que je trouve sur la page des produits solaires:

Information sur les produits solaires Weleda (juillet 2010)

Nous regrettons vivement de ne plus pouvoir vous proposer les produits solaires à l’edelweiss. Aussi bien Weleda que notre clientèle étaient satisfaits de la qualité et de l’efficacité de ces produits.

Divers aspects juridiques – tels qu’une nouvelle ordonnance de l’Union européenne ainsi que la réglementation suisse concernant l’oxyde de zinc – nous ont amenés à cesser la fabrication des produits solaires à l’edelweiss et d’écouler les articles encore présents sur le marché.

Pour développer ses produits solaires à l’edelweiss, Weleda avait opté pour des filtres UV minéraux (oxyde de zinc et dioxyde de titane).

À l’époque, Weleda s’était appuyé sur la norme australienne pour déterminer le dosage du filtre UV-A. Mais la Commission européenne recommande de contrôler tous les produits solaires selon la méthode du COLIPA, qui fixe, par exemple, à 1 pour 3 le rapport entre le filtre UV-A et le filtre UV-B. Cette exigence ne correspond pas à la norme australienne. Les produits solaires à l’edelweiss étaient conformes à cette norme australienne.

Développer de nouveaux produits, en particulier lorsqu’il s’agit de produits cosmétiques naturels, exige beaucoup de travail et dépend d’une multitude de facteurs. La recherche et le développement, mais aussi les tests de stabilité, prennent beaucoup de temps. Tous les aspects doivent être pris en compte pour que le nouveau produit réponde le mieux possible à l’ensemble des exigences.

Compte tenu de notre très vaste gamme de près de 100 produits de soins corporels et de 2000 médicaments, ainsi que des obligations légales auxquelles ils sont soumis, nous ne pouvons pas donner la priorité au développement de nouveaux produits solaires. Nous pouvons cependant vous assurer qu’en temps voulu, nous examinerons attentivement la possibilité d’en proposer de nouveaux sous une forme ou l’autre.

Pour trouver une alternative, renseignez-vous sur les produits solaires naturels proposés dans les commerces spécialisés (pharmacie, droguerie, magasin de produits diététiques, magasin bio).

Nous vous remercions de votre compréhension et de la patience que vous voudrez bien avoir à notre égard.
Source: www.weleda.ch

Je tombe de haut... Ce n'est absolument pas la faute de Weleda, mais franchement c'est quoi cette législation?

Du coup, je vais me renseigner sur la crème gagnante du test de ce matin...

Edit: suite à l'émission, d'autres auditeurs ont informé la radio de l'existence d'autres crèmes solaires sans filtres chimiques ni nanoparticules, la liste complète se trouve sur le site, ici.

13 mars 2011

Envie de vert

C'est un peu dur de se retrouver ici pour le printemps... Il a toujours du retard, et tandis que les fleurs sortent à qui mieux mieux en plaine, ici nous comptons encore les plaques de neige. Mars s'étire en longueur, alors pour conjurer le mauvais sort, hop, un petit tour chez Emmaüs, histoire de...

faire le plein de draps (verts, bien sûr!), serviettes et autres taies d'oreillers fleuries, pour tailler des jupes et des robes à Pain d'épice...



trouver des bouquins qui résonnent comme des amis d'enfance, et se dire que chouette, ça devrait lui plaire aussi plus tard (et pour le moment c'est le Dou qui les dévore!)...



dénicher une robe tablier (verte toujours, restons dans le vert, le vert, le vert!) avec des poches (po'!) pour la Demoizelle, réussir à lui enfiler en rentrant et découvrir que non seulement on peut mettre des pincettes dans les poches (po'!)...

tablier


mais qu'en plus, elle croche complétement pour accrocher (justement) les pincettes au petit étendage en bois acheté en même temps que le cuisinière...

pincette


patience, dextérité, précision, adorablerie (quoi, ça se dit pas?), concentration, réflexion, franchement, on a passé un stade là, c'est assez incroyable!

montessori


Et puis, en bouquet final, trouver ceci dans le bouquin sur la montagne, si ça c'est pas un signe que le printemps est proche...

edelweiss

12 nov. 2010

Un an sans nouveaux vêtements - ou l'ecœurement commercial

Vendredi prochain, petit bilan de mi-parcours du projet "un an sans nouveaux vêtements". Mais pour aujourd'hui...

J'ai remarqué que j'ai de plus en plus de peine à faire du shopping. Dans les grands magasins en tout cas. Trop de choix. Vraiment beaucoup trop de choix. Partout où se pose mon regard, je trouve des articles chouettes. Puis après je réfléchis, et je me rends compte que je n'ai vraiment pas besoin de ça. Il y a deux secondes, je ne savais même pas que cette chose existait. Je n'en avais donc même pas envie. Alors pourquoi, pourquoi toutes ces nouvelles choses m'attirent à ce point-là? Faut croire que les publicitaires font bien leur boulot.

Mais cet étalage de marchandises, de nourriture, de vêtements, d'articles de déco, et autres me fout le tournis. Il y a tellement, tellement de produits en vente partout, outre la difficulté de faire un choix, j'en viens à me poser de drôles de questions:

- Pourquoi produire autant? Est-ce que tous ces articles vont vraiment trouver preneur, ou alors la majorité va passer à la poubelle?

- Que se passerait-il si les vêtements étaient mis en vente à leur prix réel (c'est à dire si on avait payé un employé selon le nombre d'heure nécessaire à la production de l'habit au salaire moyen d'un ouvrier dans notre pays)?

- Pourquoi ai-je le choix entre de l'ail qui vient d'Espagne ou de Chine? Ya plus d'ail qui pousse en Suisse?

- Depuis quand Noël est devenu à ce point-là mercantile? Où est passée la magie? Comment se ré-approprier cette fête pour moi qui suis athée, quel sens lui donner?

J'en passe et des meilleures... Aujourd'hui, le point culminant de cet écœurement a été atteint lorsqu'à la caisse de H & M (pour acheter un manteau à ma Demoizelle), j'ai vu ça:



Et j'ai eu envie de m'asseoir là, et de pleurer. C'est quoi cette action pseudo-humanitaire juste pour se donner bonne conscience, juste pour donner une belle image de cette marque? Est-ce que H & M ne ferait pas mieux de juste rémunérer correctement tous ses ouvriers, et ce aussi chez ses sous-traitants? Je n'ai pas eu le temps de vous parler de la campagne Clean Clothes "Un salaire de subsistance pour tous" de la Déclaration de Berne, qui a eu lieu durant le mois d'octobre. Je vous conseille vivement d'aller faire un tour sur leur site, les exemples des agissements de certaines marques et usines sont édifiants. Il y a eu aussi cet article dans le Libé quelques semaines auparavant, très complet, et plutôt déprimant, sur les conditions de travail des ouvrières textiles en Inde. Oh my.

Des fois je me dis que la tâche est trop énorme. Comment faire pour changer les choses? Je me sens si petite.

Et puis je reprends espoir. Faut dire que je suis plutôt quelqu'un d'optimiste. Je reste intimement persuadée que si chacun fait quelque chose, cette accumulation de petits gestes peut tout faire changer. Et ça me motive quatorze fois plus pour mon projet de Comme une taupe!

17 sept. 2010

Contretemps

(La Suède, c'est pas fini, ça continue très vite!)

C'est vendredi. Et le vendredi, normalement, c'est look et des nouvelles du projet "un an sans nouveaux vêtements). Sauf que. Ben oui, sauf que. Ce soir, paf, catastrophe.

J'étais en train de ranger mon atelier, j'en profite pour encore mettre quelques vêtements dans la caisse "braderie" (ceux que je veux vous proposer bientôt en vente pour pas grand-chose), puis je m'apprête à transvaser le contenu de cette caisse dans une autre plus grande. Machinalement, j'empoigne le petit coussin anti-mites et... Tiens, c'est quoi ça? Mais c'est, mais!!!!

Raaaaahhhhhh!!!!!!!!! Purée, des mites, des dizaines de mites! Collées à ce p*tain de sachet qui est censé les éloigner!!!!!!! C'est une invasion! Et attends... Noooooooon!!!! Mon gilet à rangs raccourcis! Totalement ruiné! C'est pas possible, dites-moi que je rêve, je vais me réveiller c'est ça, au secours! Des trous, des énormes trous partout, il y a plus d'air que de laine!



(La photo date d'avant la catastrophe)


Comment vous dire... Je suis un peu au bord de la crise de nerf là.

Déjà que, avant-hier, j'avais voulu reprendre mon Lady February Sweater qui trainait depuis deux ans. Je reprends mon ouvrage, m'apprête à tricoter la première maille et paf, le fil pète. Ouille. Pas bon ça. Je vérifie: quelques cocons, quelques chenilles. Ok, plan Orsec, j'élimine immédiatement la laine contaminée (ouin, mon LFS, je n'arriverai JAMAIS à le finir!), je file acheter quelques boîtes en plastiques qui ferment bien pour mettre à l'abri le petit stock de laine que j'ai à l'atelier.

Plan appliqué: mettre les pelotes semblables d'abord dans un sachet zip-loc, le fermer hermétiquement, puis mettre les sachets dans les caisses plastiques, fermer.

Je ne me doutais pas que ces saletés d'insectes à la mord-moi-le-nœud avaient déjà attaqué les vêtements que je réservais à la braderie. Surtout qu'elles ont été rapides les bougres, je n'avais pas touché à cette caisse depuis seulement une semaine!

Résultat des courses: j'espère que rien d'autre n'est contaminé, je m'en vais aller acheter de l'anti-mites efficace, et supprimer mon gilet à rangs raccourcis des objets à vendre...

1 juil. 2010

Un an sans nouveaux vêtements - ou le dilemme du gilet-doudou

C'est l'été! Vous avez vu? Cette fois c'est vraiment l'été! Et puis l'année scolaire est terminée, enfin, j'en ai fini avec ces vilains ados, prof de couture, je savais déjà que c'était pas pour moi, ben c'est confirmé. Mais c'est fini! Fini!

Donc, cet incroyable enthousiasme passé, revenons-en aux choses sérieuses, c'est à dire au projet un an sans acheter d'habits. Cela fait deux mois, et tout se passe bien dans l'ensemble. J'évite d'aller en ville, c'est vrai que ça fait des tentations en moins. Par contre, j'ai un peu tendance à me venger sur des objets pour la maison... Hum hum. Va falloir remédier à ça. Heureusement, avec le déménagement qui s'annonce, il va y avoir tri vertical. Question armoires de cuisine, je sais déjà qu'il y a certaines choses qui ne monteront pas à la montagne avec nous.

Question dressing, j'ai même poussé le vice à faire un tri et je me suis résolue à débarrasser ce que je ne mets pas ou plus. Elle fait pas les choses à moitié la deedeen! Donc, vous devriez bientôt voir l'éclosion d'un blog éphémère qui aura pour but de revendre à tout petit prix ces quelques pièces de mon vestiaire (dont du fait-main...).




Et puis je me trouve devant un sacré dilemme. J'ai un gilet, une de ces pièces "doudou", que je traine depuis 10 ans, que j'aime d'amour et de haine, super confortable, exactement idéal pour les soirées d'été, la bonne longueur, la bonne coupe, pas trop chaud, pas trop froid, idéal quoi. Sauf que. Objectivement, je n'en peux plus de ce machin. Déjà il est rouge, un peu trop voyant pour moi à présent, et il ne va pas avec toutes les couleurs que je porte. Et puis bon, il est quelconque. Ces côtes, elles sont moches, non? Les manches sont à peine trop longues. Le col est trop grand. Il fait un peu "patte". Oui mais voilà, je ne peux pas en racheter un. Du moins pas cet été. C'est pas ce qui m'embête le plus, puisque ça fait déjà quelques années que j'en cherche un pareil mais mieux, et que je ne trouve pas.



Haha, mais voyons, me direz-vous, il suffit de t'en tricoter un! Je ne demande que ça remarquez, mais je pense que si je commence un travail de cette envergure en ce moment, je vais finir dans un an. Voir plus. Pis bon, faut trouver le bon modèle. (Joli, original, portable, faisable, pas trop compliqué, seyant, manches longues...). Et surtout le bon fil! Et là, gros problème. Parce qu'un "gros" fil 100% coton, j'ai pas encore trouvé. Vous auriez pas des tuyaux?

18 juin 2010

Look N°5: Déjeuner en paix...




Le temps il est tout pourri? T'es pas top top dans ta santé? T'as juste envie de te lover dans une couverture en patchwork, de lire tes vieux Club des Cinq dans ton canap' à la lueur de bougies? Même regarder le chat dormir ça te fatigue? Alors ce look est pour toi, profite...

17 juin 2010

Les pieds sur terre



(Bravo à Bekkchen pour la jolie photo, sous CC)


La vie parfois nous réserve des surprises dont on se passerait bien. Rien de grave ici (enfin j'espère), juste des ennuis de santé récurrents pour moi qui commencent à me peser sur le système. Et comme j'ai décidé que ma santé passait avant tout le reste (enfin, après Mademoizelle quand-même), tout le reste de mes projets dont la boutique en pâtissent en ce moment.

J'essaie de garder les pieds sur terre, de m'ancrer plus dans le "quotidien", dans le "réel". J'ai cette tendance à faire tourner mon mental à 200 à l'heure, à partir dans trop de pensées et de projets que j'ai après du mal à concrétiser. Recommencer le yoga me ferait du bien, je le sais, et c'est prévu pour fin août. Après le déménagement... Fin juillet, nous remontons à 1000 m. d'altitude, on se réjouit, mais mine de rien un déménagement c'est beaucoup de stress, encore, à ajouter à tout celui que je me fait subir, faudrait-il y voir un rapprochement avec mes maux?




28 mars 2010

Sans voix

Presque plus de voix, une angine qui commence? Je me soignerais bien à la sauge, mais il semblerait que les prostaglandines qu'elle contient font baisser la production de lait...

Alors tisanes au miel. Et "repos". Repos dans mon cas consiste à ne pas trop en faire, mais ça tombe mal, j'ai une grosse semaine qui m'attend. Je m'économise quand-même, je sais que c'est un signal de mon corps de baisser la cadence.

de nuit


Je vous laisse avec un de mes essais avec mon nouvel objectif, merci mon Dou pour le beau cadeau d'anniversaire!

9 févr. 2010

F comme...

... février! Le plus long mois le plus court de l'année... L'hiver persiste, pourtant certains jours le printemps est déjà dans l'air, on le sent, il est là, juste derrière la porte, il suffira de l'ouvrir sur mars et pouf! il sera là!

detail


F comme february. Enfin, un peu de tricot fini depuis le début du mois en fait. La couleur est magnifique (merci Nadia!), j'aurais dû en acheter plus, et la laine est très très douce... Détails sur mon Ravelry.

F comme... démission. Une décision difficile, mais je pense que c'est la bonne. Un de mes multiples jobs, le soir. C'est trop dur, Petite A. est très demandeuse la journée, elle se couche vers les 18h, et moi je suis crevée... Alors repartir pour une "deuxième journée", y aller en voiture, revenir à passé minuit, non merci, je n'en peux plus.

february baby sweater


F comme tri de printemps! (oui, F rime avec beaucoup de choses aujourd'hui) J'ai fait un bon gros tri dans ma garde-robe, pour ne garder que ce que je porte vraiment. Et ça fait du bien!

6 janv. 2010

De l'encombrement

Chez nous, c'est tout petit. Mais vraiment tout petit, petit. Par curiosité, j'ai mesuré la semaine dernière: 50 mètres carrés, ou presque (49.7 si l'on veut être précis).

C'est un peu pour ça que j'ai dû déménager mon ancien atelier/pièce à bordel qui a été transformé en chambre de Petite Douce. Je loue donc un petit atelier dans le village voisin. 20 minutes de marche à pied, ça nous fait notre promenade et ça m'oblige à sortir. Pas très pratique en vérité, je préférerais avoir tout sur place (oui, vous savez, pour les envies nocturnes de couture, ça vous arrive jamais?), mais bon. C'est mieux que rien.

élan


Quand on a trouvé cet appartement, on a tout de suite eu un coup de cœur. Il a un cachet, du charme, avec ses parois neuchâteloises très rares dans le bas du canton (alors qu'on en trouve plus dans le haut, d'où nous partions, le dépaysement était ainsi moins rude), son parquet, sa salle de bain tout en long et autres petits plus. La situation géographique et le prix du loyer aidant, notre choix s'est porté sur ce petit trois pièces avec balcon et vue sur le lac dans une toute petite maison de trois appartements. Et l'on s'y plaît.

Mais. (Oui, parce qu'il y a un mais, vous vous en doutiez bien, sinon pourquoi écrire ce billet?)

Depuis la naissance de Petite A., nous avons dû faire face à une avalanche de cadeaux dont nous n'avions pas prévu l'ampleur. Que dis-je, l'ampleur, à ce stade je crois que l'on peut parler de magnitude. Au moins 15 sur mon échelle d'encombrement qui va de 0 à 10...

Je sais, je sais, je vais encore passer pour la pénible, la pourrie-gâtée qui ose se plaindre alors que tout le monde veut juste lui faire plaisir et lui rendre service.

Autant mettre les points sur les i: je ne suis pas parfaite, de loin, j'ai même un passé d'ancienne acheteuse compulsive (je suis guérie, heureusement pour moi et mon porte-monnaie!), j'adore faire les magasins (haaaaan, pour quelqu'un qui prône la décroissance, honte à moi!) mais pour REGARDER, juste pour le plaisir des yeux, et surtout de plus en plus pour me dire:

-Ah, ça je pourrais le faire moi-même
-Affreux, affreux affreux affreux!
-C'est joli, mais on en a vraiment pas besoin
-Etc...

Avant la naissance de la Petite Douce, on avait fait quelques achats, et on avait l'essentiel. C'est pourquoi quand par hasard on nous demandait de quoi on avait besoin on ne savait pas trop quoi répondre, parce qu'on estimait avoir besoin de rien de plus. Ce qui s'est avéré vrai. Mais ce qui n'a empêché personne de nous offrir quand même plein de petits gadgets et habits. Et quand je dis plein, ce sont des montagnes. J'ai arrêté de compter les peluches à 30... J'ai beaucoup apprécié les tricots fait-main (même si la propension de certaines personnes à tricoter de l'acrylique m'a poussé à ranger directement ces tricots-là dans un carton... Aïe aïe, désolée mais l'acrylique je n'arrive pas à le porter sur moi, alors je ne peux pas infliger ça à mon bébé!), les pots de miel et de confiture, les visites, les invitations à manger, les bons dans des magasins, l'amour... Mais, je le rappelle, chez nous c'est tout petit-petit, alors tous ces vêtements et jouets... C'était trop!

Je comprends, oh combien je comprends le plaisir de nos proches à choisir ce petit cadeau spécifique pour ce nouvel être qui vient de paraître et qu'on a envie de gâter. Ce plaisir, cette envie je les ai connu. Mais à présent je sais. Je sais qu'il faut absolument demander avant d'offrir quelque chose à des nouveaux parents, et que s'ils répondent qu'ils n'ont besoin de rien pour leur bébé, alors pourquoi ne pas proposer un repas, une aide pour le ménage, de l'alimentaire, une invitation à une balade, un pic-nic, un goûter, ou alors pourquoi ne pas écrire une adorable lettre, au nouveau-né, une lettre que l'on pourra lui lire plus tard quand il sera en âge de comprendre? Et si vraiment les parents déclinent toutes ses propositions, alors il faut savoir venir les mains vides, parce que ce qui compte, c'est d'être là, tout simplement. Présent, pour eux, pour le bébé, pour nous aussi. Et vivre. Et aimer.

Simple? Pas forcément.

5 mai 2009

De vous à moi

Baby quilt 1.2


Je ne suis pas très régulière ici (mais l'ai-je déjà été?) et j'en suis navrée.

En fait, j'ai très envie de faire une sorte de petit "bilan" avec vous. Ça concerne la future boutique. Je vous dois bien ça, non? ;-)

J'en ai parlé ici de temps à autre, et c'était mon but principal quand j'ai commencé ce blog. J'ai fait un essai sur Etsy, peu convainquant, j'ai dû gérer la "vraie" boutique, puis y renoncer. Tout cela repoussait toujours un peu la date d'ouverture de la boutique virtuelle, mais jamais je n'y ai renoncé. Et ce n'est toujours pas le cas.

Je suis toujours restée très réservée sur ce projet. C'est que voyez-vous, j'ai appris à être méfiante avec le Net. Oh, il faut pas croire, Internet est une merveille que j'adore et dont j'abuse parfois, je l'avoue. Mais c'est une merveille à double tranchant. Pour l'instant, il ne m'est arrivé qu'une seule fois de voir l'une de mes créations originales recopiées. Et j'ai vu combien cela faisait mal. C'est aussi pour ça que je poste peu de créas en ce moment. Je voudrais garder le secret le plus longtemps possible, surtout que la mise en place prends tellement de temps... Alors c'est un peu motus et bouche cousue, mais je ne m'arrête pas pour autant de cogiter!

La situation est encore plus dure pour le moment, car je vais bientôt passer quelques commandes de fournitures pour toutes les choses que j'aimerais faire pour le tout petit Dou. Et c'est dur. Pour plusieurs raisons:

- Le plus possible, je cherche des tissus naturels, si possible bios. Et jolis. Avec des couleurs qui me plaisent. Fair trade aussi, c'est mieux. Ben mes aïeux, des sites qui vendent ce genre de produits ne courent pas le net. Ils se comptent carrément sur les doigts d'une main.

- C'est bien aussi si ce n'est pas trop cher (au delà de 25 €/m pour du coton, pour la laine c'est différent). Je suis prête à payer le prix pour un bon produit, mais mon portemonnaie n'est malheureusement pas extensible.

- Toutes ces recherches de "fournisseurs" me replongent dans un état "préparation de l'ouverture d'une boutique". Je cerne des marchés de niche. Je trouve des tas d'idées de choses à vendre dans la boutique. Je me dis "je pourrais carrément en acheter 100 mètres, décliner le modèle biiiiip en trois tailles et vendre sur la boutique". Je me dis que ce serait quand même plus pratique une boutique Internet, basée en Suisse (enfin en Europe géographiquement parlant), qui regrouperait toutes ces choses que je suis en train de commander depuis différents sites du monde entier (et encore, je me retiens, je ne prendrai pas de ces superbes lins japonais ou de cet adorable coton bio australien. Parce que ce ne serait pas cohérent non plus de faire venir autant de paquets depuis aussi loin).

- La cohérence. Etre cohérente avec mes valeurs. Ne pas trop commander (ça, ça va, le portemonnaie veille au grain), choisir les "bonnes matières", qui ne viennent pas de trop loin, regrouper les commandes, vérifier les certifications, se renseigner sur le produit quand le descriptif n'est pas assez clair. Aller au fond de la démarche. Oui, mais parfois le fond semble inatteignable. C'est le serpent qui se mord la queue. C'est déprimant parfois. Et quand je pense qu'il faudra faire ça avec des quantités nettement plus importantes, cela me fait parfois peur.

Je suis une pinailleuse. Je suis une perfectionniste. Je le sais. Je n'ouvrirai cette boutique que lorsque je serai entièrement satisfaite de la structure du site, de son design et que je serai totalement convaincue par ce que j'y vendrai. Je ne pensais pas que ça prendrai autant de temps, c'est tout.

20 avr. 2009

Coup de gueule

Allez, un ptit coup de gueule en passant, pasque même si tout se passe trèèèèès bien point de vue physiologique, la grossesse c'est pas très reposant, surtout quand...

- Depuis que je suis enceinte, j'ai l'impression que les gens autour de moi (enfin, surtout ma mom et mes beaux-parents) ont de sérieux problèmes de mémoire. Ou d'ouïe peut-être? Ils ont tendance à me poser 14 fois la même question. A savoir: "Ça va?". Question à laquelle je réponds invariablement "Oui.". Parce que c'est vrai, tout va bien. Mais alors pourquoi doivent-ils toujours la répéter à 5 minutes d'intervalles? Ou poser la question à mon Dou dès que j'ai le dos tourné (il sait mieux que moi comment je me porte???)? M'énerve!!!

- La futur chambre du petit Dou est surchauffée. La faute à un radiateur dont la vanne de réglage tourne dans le vide, résultat on ne peut pas l'éteindre. Ça va faire un an qu'on habite là. Ça va faire un an que le proprio appelle et rappelle le chauffagiste qui ne vient pas. Et qui habite à 5 minutes de chez nous. C'est peut-être ça le problème. Et, Msieur le proprio, vous voudriez pas demander à un chauffagiste qui habite plus loin?
Non mais sérieux. Il fait 30° dans cette chambre. Même MOI je trouve qu'il fait trop chaud. Sans compter tout le mazout gaspillé, ça m'irrite!

- Non, on n'a pas demandé si c'est une fille ou un garçon. Non, on ne veut pas savoir. Mais pourquoi c'est toujours la deuxième question que (presque) tout le monde pose quand je dis que je suis enceinte? (la première étant, vous l'aurez deviné, "Ça va?")

- Déjà en temps normal, je n'apprécie pas énormément qu'on me touche le ventre. Là, j'ai juste envie de mordre ceux qui osent sans demander avant. Surtout quand on m'enfonce son doigt dedans, sans ménagement. Ça fait mal, nom d'un chien! Et quand la remarque qui accompagne le "tâtage sans douceur de bidon" est de cet accabi-là: "et bien, on voit rien du tout, faut savoir hein!", j'enrage. Carrément.

Mais bon, je sais que tout ces gens font de leur mieux, et je ne leur en veux pas (trop). Ya des maladroits partout. J'en fais partie!

Allez, la prochaine fois je vous raconte notre passage dans le plus grand magasin de puériculture de la région. On a rit.

12 nov. 2008

Avant

Avant de reperdre pied.

Avant de faire la vaisselle (parce qu'une promesse est une promesse).

Avant de repartir vers le froid et la foule.

Avant de se replonger dans la paperasse.

Avant d'affronter l'administration.

Avant de partager avec vous mes nouvelles mini Moos.

Moo!


Avant d'essayer de faire des photos avec cette non-lumière et ce ciel gris.

Avant de me refaire happer par le tourbillon des choses à faire et à classer.

Avant de me réjouir du souper de ce soir avec elle.

Avant d'essayer de réfléchir à tous ces projets dans ma tête.

Avant de reprendre le bus.

Avant de marcher dans les rues de cette ville que j'aime et de grignoter des marrons chauds achetés avec le sourire, parce que ça fait tellement plaisir à la vendeuse (et à moi aussi).

Avant de me rendre compte que j'ai de nouveau oublié ceci ou cela.

Avant.

Me poser, une heure et demi, prendre ce temps pour coudre. Finir d'assembler ouatine, dos et devant de cette petite couverture en patchwork qui attend depuis des mois. Piquer, en rythme avec la musique, d'abord à la machine puis à la main. Se dire que c'est comme le vélo, ça ne se perd pas. Être crispée, un peu, quand-même. Sentir la tendinite revenir, alors s'arrêter, même si ce n'est pas tout à fait fini. Et se rendre compte.

WIP baby quilt


A quel point ça me manque.

A quel point j'en ai besoin.

A quel point c'est dur, en fait. Je ne voulais pas réaliser. Mais c'est difficile. Très.

Je sais bien que je ne devrais pas me plaindre, qu'au moins j'ai un boulot, que je gagne des sous, que je peux vivre, manger, dormir sous un toit. Mais assez de se voiler la face et de faire l'optimiste. J'ai de la peine.

Pour moi créer c'est respirer.

Créer c'est vivre.

Et c'est aussi simple que ça.

Ces derniers mois m'apprennent la patience, c'est bien, peut-être.

Mais c'est rude.

Alors, tous les petits bonheurs que je rencontre ces temps, j'en profite un max, je les savoure, je m'en enivre, à fond. Et ça, c'est beau!

Lever de soleil

25 oct. 2008

Automatique

M'arrêter 5 minutes. Poser les armes et bagages, faire semblant de penser à rien, souffler. J'aimerais tellement... J'ai l'impression d'avoir commencé à courir et de ne plus pouvoir faire autre chose que poser un pied devant l'autre, encore et toujours. Mouvement cyclique, perpétuel, sans fin.

Pourtant

J'aspire à poser mon cul plus de 5 minutes, à me retrouver devant une feuille blanche et à jetter tous ces mots enfermés dans mon cœur et ma tête. Elle me fait l'effet d'un réservoir plein à sauter, c'est que j'en aurais des choses à dire en ce moment! Tous ces mots qui se bousculent, c'est à la fois euphorisant (je me découvre un potentiel que je ne voulais pas voir, peut-être?) et effrayant (bon dieu, j'ai tellement de choses à dire, et des choses importantes en plus!). Chaque jour je fais de nouvelles découvertes sur moi et la place que je veux tenir sur cette planète, chaque jour amène son lot de mauvaises nouvelles et de magnifiques découvertes, chaque jour j'évolue d'une façon que je n'aurais jamais soupçonné il y a encore quelques mois. J'ai l'impression qu'un truc s'est débloqué en moi, quoi je ne sais pas exactement. L'ennui, c'est que j'ai tellement de pensées qui me traversent l'esprit et pas assez de temps pour les analyser ou à défaut les regarder d'un peu plus près, j'ai de la peine à faire un tri. J'ai l'impression fugace que "ça y est, oui, c'est ça!" tout de suite balayée par autre choses, je n'ai pas eu le temps de la retenir! C'est extrêmement frustrant à force...

Vivement décembre, ce sera un peu plus calme (plus de conférences au Club jusqu'à environ avril normalement, donc + de soirées pour moi...). Vivement...

28 sept. 2008

Montée

Atelier


:: Ceci est un texte écrit il y a une semaine et demi... L'automne est bel et bien là à présent!::

Lors de mon passage à vélo, de retour du boulot pour aller chercher la voiture, les bouchons se forment déjà. Vu leur ampleur, j'embraie sur le plan B, attaque la montée par les petites routes. En 5 minutes, me voici hors de la ville, le lac en contrebas, je traverse une campagne presque automnale. Paysage fumé, des nuages bas s'accrochent aux tiges hirsutes des champs moissonnés. Dans la forêt, les roux sont encore trop timides pour s'exprimer clairement, les sous-bois hésitent entre deux camaïeux, mais je sens que c'est bientôt les bruns qui l'emporteront. En quelques épingles à cheveux, me voici à 1136 m. d'altitude sur un replat plongé dans les nuages. Doux infini cotonneux, sans horizon, univers de tous les possibles. Ça et là, des moutons surgissent en bord de route. Petites incarnations concrètes de cette atmosphère d'ouate, j'ai envie de m'arrêter-là pour sentir la laine rêche sous ma paume. Mais la course est loin d'être finie, concentrée, je gère mes virages tout en laissant ma pensée vagabonder dans ce décor si familier.

Au fond d'une petite vallée, une mini plaine parsemée de bosquets de bouleaux, de tourbières me fait penser à une de ces barques à fond plat. Je bifurque pour suivre la ligne du train rouge, au bord du chemin les vaches tendent leur museau vers les fermes qui ponctuent ma route. Chères petites mères, c'est bientôt l'heure de la traite, le paysan viendra les chercher sous peu. Vie rurale que je ne connais pas, moi la fille des villes. Et là, un évidence, pensée qui s'impose à moi sans ambages: je ne tiendrai pas à ce rythme pendant encore une année. Je me donne 9 mois, le temps de finir la saison du club de conférences vers lequel je roule ce soir-là, et basta. A ce moment-là j'aurais remboursé ma dette, je n'aurai donc plus besoin de ce job supplémentaire. Je me concentrerai alors (en marge de mon travail principal dans le bureau de trad.) sur la création.

D'ici là, on verra bien, mais je ne me mets plus rien dessus, ça suffit, j'ai bien assez à faire comme ça.

Une dernière petite montée et c'est la grande descente vers les 1000 m. d'altitude et cette ville que j'aime mais qui ne me manque pas encore.

Durant notre dernier voyage, Mr D et moi avons bien réfléchi. Nous avons trouvé une solution qui nous comblerait tous les deux, c'est notre projet commun pour l'avenir. Un jour je vous en parlerai. Mais pas tout de suite. Il nous manque encore trop de pièces du puzzle.

18 sept. 2008

(:::)

Wild cat


::::::: J'écris pas mal ces temps, mais pas forcément sur notre voyage... Alors il se peut fort que deux-trois notes plus décousues atterrissent par-ci par-là ces prochains jours... En attendant ne manquez pas les photos sur mon Flick'r et celui de Mr. D! ::::::::

Besoin d'une nouvelle feuille de papier vierge, envie de faire table rase des boulets que je traîne depuis trop longtemps. Un processus est en route, mais j'ai l'impression de freiner les choses. Simplifier, purifier, éclaircir. Il y a trop, je me suis mis trop de choses sur le dos. Il faut que j'élague, je veux y voir plus clair, respirer, enfin! Trier. Faire des choix. Renoncer. Avancer. Exprimer. Qu'est-ce qui compte vraiment? Vivre, profiter, respirer, créer. Ce qui est beau. Ce qui fait rêver. M'évader, une des choses qui me fait le plus de bien. Se relaxer. Un bon bain peut-être? Ou mieux, quelques heures aux bains! Bonne idée. Ce week-end, je l'aurai bien mérité. Se projeter en avant, un peu trop. Etre dans l'instant, souvent difficile pour moi.

Near Sao Jorge

26 juin 2008

L'important c'est pas la chute...

peintre en lettres


Cassée. Moralement et physiquement. Déménagement final de l'atelier-boutique hier après-midi. Temps à l'orage, tendue, triste, électrique. Un sacré mauvais moment à passer. Heureusement que l'on peut compter sur la famille.

La fin de ce projet-là. J'ai ENORMEMENT appris durant ces 2 ans. J'ai fait des erreurs, des choix, des concessions. J'ai appris que travailler à deux, c'est dur. J'ai beaucoup appris sur moi-même, sur mes envies, sur ce que j'aime faire vraiment, sur ce que je veux faire après. Oui, mais après, c'est quand?

L'envie est toujours là. Plus que jamais même. Mais la voix de la raison tonne plus fort que tout en ce moment. C'est donc elle que j'écoute. Le plus dur à présent, c'est que quasi toutes mes affaires (tissus, machines, projets, documentation, patrons, prototypes...) sont dans un grenier. Je me sens comme amputée de ma créativité.

Mais je suis plus forte. Je sais où je vais à présent, je sais ce que je vais faire, comment je vais le faire, et avec qui j'ai envie de le faire. Ça prendra plus de temps que prévu, c'est tout.

23 juin 2008

Frasne

Commençons par le commencement.

Où Deedeen croit faire une bonne affaire en prenant son billet de train en France, et en partant depuis la France. Erreur. Mais j'ai enfin compris le système de réservation des TGVs, et on ne m'y reprendra plus, non mais.

Donc je paie mon billet assez cher.

Donc je pars du boulot à 16h, arrive après un premier trajet en train chez mon beau-père à 17h20, de là en voiture jusqu'à Frasnes, 18h20. 4o minutes d'attente, j'ai mon pic-nic, je le mange au soleil sur la voie déserte de cette gare au milieu de rien, tout à fait improbable.

Sauf qu'au bout de 20 minutes, annonce au micro, le train a 40 minutes de retard. Super.

J'arrive donc à Paris à 23h15 au lieu de 22h, heureusement que l'adorable Timy était là à m'attendre et qu'on a pas raté le dernier RER, direction Juvisy! Mais ça c'est une autre histoire...

frasne

7 mars 2008

Attente

Ces temps, j'ai l'impression de devoir me recentrer sur des priorités qui ne me correspondent pas... Certains me diront "bienvenue dans la vraie vie!". Je trouve ça étrange, car pour mener à bien mon projet de boutique internet, me voilà dans l'obligation de trouver... un job! C'est assez paradoxal, car mon but serait de ne travailler que sur la boutique net, et du boulot j'en ai, mais il faut des fonds de départ, et ça, que pouic... J'ai malheureusement dû utiliser tout mon prêt à la banque pour le lancement et la première année d'exploitation de Léopold & moi, et là, il ne me reste plus rien pour la suite du projet. C'est incroyablement frustrant, car je suis à deux doigts de finaliser le site, et je ne peux pour le moment passer aucune commande car je n'ai plus de fonds de roulement disponible. Argh... Donc je continue de chercher un boulot, d'éplucher les petites annonces à défaut d'ouvrir de jolis cartons bourrés des articles incroyables qui seront un jour présents sur la boutique...

dernière neige ?

20 févr. 2008

Nous velles

courrier


Ça bouge énormément par ici ces temps... Alors une ptite liste "en vrac", des choses bonnes:

- Mon Roux a deux RDV pour du boulot entre cette semaine et la prochaine. J'espère vraiment que ça va marcher, d'ailleurs si ça se trouve, l'une des places impliquerait peut-être un petit changement de paysage...

- J'ai aussi un RDV pour du boulot (de l'alimentaire...) lundi après-midi...

- Après moultes discussions avec tout plein de monde, j'ai pris mon courage à deux mains, cet aprèms je devrais donc avoir une bonne grosse discussion pour remettre des points sur les i et des zéros après CHF...

- Le brunch de dimanche matin s'est super bien passé et j'ai encore fait quelques rencontres mémorables grâce à couchsurfing!

- Pour moi, le printemps est là et bien là, même s'il paraît que dès cet apr c'est la pluie qui revient. Peut importe, tant de changements en même temps dans ma vie, mes envies, tant d'énergie, d'idées, de renouveau, pour moi cela ne signifie qu'une seule chose: le printemps!

- Le 1er mars, on fête la révolution ici, alors c'est samedi férié! Super! Je vais pouvoir aller à Lausanne, voir la belle Louiza! Hourrah!

Et aussi quelques autres trucs moins bons...

- De nouveau pas mal bloquée de partout, je prends RDV chez l'osthéo, parce qu'à ce rythme-là, je pourrai bientôt plus me lever le matin!

- Fait toujours aussi froid dans cette boutique, brrrr, et après on se demande pourquoi je suis si crispée!

- Malgré mon énergie, mes idées et mes envies, je doute énormément ces temps. Moi qui d'habitude suis über-optimiste et du genre à foncer, ça me fait bizarre quand-même.

Voilà... A suivre, quelques "scoops"!